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La fiche Miamou · Légumes · les fruits déguisés en légumes 🍅 🍅

La tomate 🍅

« Son rouge, c'est du lycopène : cuite, ton corps l'attrape bien mieux que crue. »

Il mange des pâtes à la sauce tomate chaque semaine et repousse la rondelle crue au bord de l'assiette. Une tomate crue, c'est trois textures dans une bouchée : la peau qui cède d'un coup, la chair ferme, la gelée froide autour des pépins. Le refus porte sur la texture, pas sur le goût. Crue, elle sent l'herbe coupée ; rôtie, le sucré et le grillé. Presque deux aliments.

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Tomatou
le Miamou de cet aliment, dans le jeu

✨Plus tu goûtes la tomate, plus ton Miamou grandit

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Bonjour
1re rencontre
→
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Copain
3 goûtages
→
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Apprivoisé
10 goûtages
→
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Étoile
25 goûtages
→
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Royal
60 goûtages

Dans le jeu, chaque goûtage compte, même une mini-bouchée. Au 10e, l'aliment est apprivoisé : c'est le seuil que la science a mesuré.

Le même Miamou, dans les trois autres styles. Chaque enfant choisit le sien, et peut en changer quand il veut.

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Rigolo
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Robot
🍅APPRIVOISÉ10
Emblème

🎴Sa carte d'identité

FamilleLégumes · les fruits déguisés en légumes 🍅
SaisonDe juin à octobre en France, le meilleur en juillet et août (et en boîte ou en sauce toute l'année)
Se goûteEn quartiers coupés dans le sens de la longueur : avant 4 ans, jamais de tomate cerise entière ni coupée en deux, même pour jouer avec. Rôtie au four, elle devient sucrée et fondante. Crue, à température de la pièce et pas froide du frigo : elle a bien plus de goût.
Courage🥦🥦🥦 Crue, elle demande du courage : la peau, la chair et la gelée arrivent toutes en même temps dans la bouche. Cuite, c'est beaucoup plus facile, et ça compte aussi.
🤯 Le savais-tu ?Dans une tomate, les pépins dorment : tant que le fruit les garde, un signal de la plante les empêche de se réveiller. Mais quand la tomate devient très très mûre, le signal s'épuise. Ouvre-la, tu y trouveras parfois des pépins qui ont déjà commencé à pousser à l'intérieur !

🫀Dans ton corps, la tomate fait quoi ?

🛡️ 👀 🌀
🛡️ Les défenses

Crue, la tomate t'apporte de la vitamine C, celle qui donne un coup de main à tes défenses. Cuite, elle en garde moins : c'est le seul point où la crue gagne.

🧠Le quiz de tomate

1. Quand tu croques une tomate crue, combien de textures arrivent dans ta bouche ?

2. La tomate crue et la tomate cuite, c'est le même goût ?

3. Dans une tomate très très mûre, on trouve parfois quoi ?

🍳Deux recettes de tomate pour les enfants

Deux recettes de tomate à faire avec lui : une rencontre de dix minutes où l'on démonte la tomate, et un plat de famille au four où elle reste entière et nommée.

🍅 🍅 🍅 🥛 🫒
Première rencontre 🙋 3 étapes pour l'enfant

Tomate crue démontée et trempette, la recette facile pour les enfants

« Les trois trésors de la tomate »

⏱️ 5 à 10 minutes👨‍👩‍👧 1 enfant, 1 adulte🥄 5 ingrédients

Il vous faut

  • tomates cerises bien mûres, à température ambiante (avant 4 ans, 1 grosse tomate à la place)2
  • fromage blanc entier2 cuillères à soupe
  • huile d'olive1 cuillère à café
  • sel1 pincée
  • eau, pour recracher1 verre

On fait comme ça

  1. Il mélange le fromage blanc, l'huile et le sel : voilà la trempette.🙋 ton tour
  2. Il fait rouler une tomate, la presse, puis frotte la petite étoile verte et la sent : la plante sent la tomate, le fruit presque pas.🙋 ton tour
  3. Coupez la seconde en quatre dans la longueur et séparez les trois trésors devant lui : la peau, la chair, la gelée avec ses pépins.
  4. Mission au choix : sentir, poser la langue, ou croquer le morceau de chair, le plus simple des trois. Règle dite à voix haute : on peut reposer, et recracher dans le verre.🙋 ton tour
💡 Séparer et nommer les trois textures transforme la surprise en découverte. Avant 4 ans, pas de tomate cerise entière ni coupée en deux, dans les mains comme dans l'assiette, ici ni ailleurs dans le plan : une grosse tomate à la place, ou des quartiers coupés dans le sens de la longueur, à cause des fausses routes.

Tu as aimé préparer cette recette ?

Personne ne l’a encore notée. À toi de commencer !

🍅 🍅 🍅 🍅 🧀 🌿
Quand on commence à l'apprivoiser 🙋 2 étapes pour l'enfant

Pâtes aux tomates cerises rôties, facile pour les enfants

« Les tomates qui éclatent »

⏱️ 30 minutes (dont 20 de four)👨‍👩‍👧 4 personnes🥄 7 ingrédients

Il vous faut

  • tomates cerises500 g
  • pâtes courtes350 g
  • huile d'olive3 cuillères à soupe
  • ail en chemise1 gousse
  • parmesan râpé40 g
  • Quelques feuilles de basilic
  • Sel

On fait comme ça

  1. Préchauffez le four à 200 °C, puis il lave les tomates cerises et les pose une par une sur la plaque, sans les entasser.🙋 ton tour
  2. Huile d'olive, sel, la gousse d'ail au milieu. Enfournez 20 minutes, jusqu'à ce qu'elles éclatent et dorent par endroits. Pendant ce temps, les pâtes al dente.
  3. Laissez tiédir 5 minutes, puis il écrase la moitié des tomates rôties à la fourchette pour faire la sauce, et laisse l'autre moitié entière pour les grands.🙋 ton tour
  4. Mélangez pâtes, sauce, un peu d'eau de cuisson, parmesan et basilic. Servez en nommant : des pâtes aux tomates rôties, pas des « pâtes rouges ». Chacun se sert, même zéro.
💡 Au four, l'eau s'évapore et le sucre se concentre : la peau se froisse, la gelée fond dans la chair, les trois textures n'en font presque plus qu'une. L'assiette porte les deux versions, la sauce déjà aimée et la tomate entière, sans rien cacher.

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Personne ne l’a encore notée. À toi de commencer !

Il a goûté la tomate ?Ajoutez la rencontre au carnet : le Miamou grandit à chaque goûtage.

🔒 Le coin des parents

Faire goûter la tomate à un enfant qui refuse (sans la cacher dans la sauce)

Pourquoi la tomate, justement, passe si mal

Regardez ce qu'on demande à votre enfant d'avaler : une peau lisse qui résiste puis lâche, une chair ferme, une gelée froide et glissante autour des pépins. Trois textures d'un coup, plus l'acidité, plus le jus qui coule sur le reste de l'assiette. Contrairement au brocoli, la tomate n'est pas amère : ce n'est pas le goût qui bloque. Et l'odeur change tout à la cuisson : les notes d'herbe coupée de la tomate crue ne survivent pas au four. Réclamer la bolognaise et repousser la rondelle n'a donc rien d'incohérent.

Il y a enfin l'âge : la néophobie alimentaire, ce réflexe de recul devant un aliment nouveau, touche la plupart des enfants entre 2 et 6 ans. Elle se traverse. Et la tomate n'est jamais deux fois la même : la cerise sucrée de juillet et la grosse tomate farineuse de janvier portent le même nom sans rien avoir en commun en bouche.

Ce que vous avez sans doute déjà essayé (et pourquoi ça ne marche pas)

Galloway et coll., Appetite, 2006

« Goûte juste un bout » : la pression

Vous l'avez dit, nous l'avons tous dit, et de bonne foi. Sauf que la bouchée imposée arrive avec sa peau, sa gelée et son jus, c'est-à-dire exactement les trois parties qui coincent. Et chez Galloway, les enfants poussés à finir mangeaient moins et disaient plus souvent leur dégoût, durablement. On retire la pression, pas la tomate.

Birch & Marlin, Appetite, 1982

Compter la sauce tomate comme une rencontre

La sauce et le ketchup ne sont pas des ruses : ce sont des plats, et de bonnes portes d'entrée quand on les nomme (« c'est de la tomate cuite »). L'erreur, c'est de croire que trois bolognaises par semaine apprennent à aimer la tomate : ce qui est fondu dans une sauce n'entre pas dans le compteur des rencontres avec la tomate elle-même. Birch et Marlin n'ont pas comparé caché et visible, c'est notre position.

La garder au réfrigérateur

Presque tout le monde range ses tomates au frigo. Or en dessous d'une douzaine de degrés, la tomate fabrique beaucoup moins de molécules d'arôme, et le parfum ne revient que partiellement en se réchauffant. Vous servez alors la version la plus fade du légume, celle qui ne peut pas gagner. Gardez-les à l'ombre, sorties trente minutes avant si elles ont eu froid.

La méthode : des rencontres minuscules, sans pression

Réduisez la dose jusqu'au ridicule : un morceau gros comme un ongle, pas une rondelle. Et prenez-le dans la chair, jamais au cœur : la rondelle entière apporte d'un coup la peau, la gelée et le jus, c'est-à-dire les trois choses qui coincent.

Goûter n'est pas avaler : sentir, lécher, croquer puis recracher, tout compte. Avec la tomate, posez le verre d'eau dès le premier jour. Ce qui revient, c'est du jus, et sans le droit de le rendre il ne mettra rien en bouche.

Démontez-la au lieu de la servir entière, dans l'ordre du plan : le four d'abord, où l'eau s'évapore et le sucre se concentre. Puis la chair crue seule, un bâtonnet pelé sans gelée (un économe à lame crantée suffit). Puis la peau. La gelée et les pépins en dernier, la marche la plus haute. Et jouez la saison, de juin à octobre.

📌 La règle, la même pour tous les aliments

Le protocole
Un mini-goûtage par jour pendant quatorze jours, à la maison, sur un aliment que l'enfant refuse et qu'il a choisi lui-même. C'est ce rythme-là qui est mesuré dans les essais (Wardle, Cooke et coll., Appetite, 2003 ; Fildes et coll., J Acad Nutr Diet, 2014 ; Remington et coll., AJCN, 2012), pas tel ou tel légume en particulier.
Le compteur
La préférence suit le nombre de dégustations, et il en faut souvent plus de dix (Birch & Marlin, Appetite, 1982 ; DeCosta et coll., Appetite, 2017). La plupart des parents s'arrêtent à deux ou trois refus, c'est-à-dire juste avant.
Chacun son rôle
À vous le menu, l'heure et le lieu. À lui de manger ou non, et combien (Ellyn Satter). Cette frontière-là tient toute la méthode : dès qu'on la franchit, on récupère le bras de fer.
Ce qu'on récompense
Le goûtage, jamais l'assiette finie : l'effet d'un autocollant tient encore trois mois (Cooke et coll., Psychological Science, 2011). Et le dessert ne se monnaye pas : l'aliment qui sert de péage perd de la valeur (Newman & Taylor, J Exp Child Psychology, 1992).
Les jours ratés
Trois jours sautés : on reprend à l'étape en cours, pas au début. Trois refus de suite : on redescend d'un cran. Et quatorze jours ne sont pas une ligne d'arrivée, ensuite c'est une ou deux rencontres par semaine.

Et si c'est le refus lui-même que vous voulez comprendre plutôt que cet aliment-là, on explique ailleurs pourquoi il refuse de goûter et jusqu'à quel âge. L'autre question, celle de l'âge, a sa propre page : ce qu'on peut attendre à 3, 5, 7 et 10 ans.

Jours 1 et 2Deux tomates cerises dans un bol sur la table, sans mission : on les fait rouler, on frotte la petite étoile verte et on sent. Le compteur démarre après. Avant 4 ans, pas de tomate cerise entière ni coupée en deux, dans les mains comme dans l'assiette, ici ni ailleurs dans le plan : une grosse tomate à la place, ou des quartiers coupés dans le sens de la longueur, à cause des fausses routes.
Jours 3 et 4Le plus facile d'abord : un quartier de tomate rôtie, tiède et sucré, à sentir puis à lécher. Autocollant dès que la langue a touché.
Jours 5 à 7La chair crue toute seule : un bâtonnet pelé, sans gelée, ferme et presque sec. Aucune surprise en bouche, c'est le but.
Jours 8 à 10On remet la peau : même bâtonnet cru, gelée toujours retirée. Une bouchée proposée, jamais imposée.
Jours 11 à 13La gelée et les pépins : un quart de tomate cerise complet, un filet d'huile d'olive, une pincée de sel.
Jour 14Les pâtes aux tomates rôties, ensemble (recette plus haut). Il écrase la moitié des tomates et se sert lui-même, même une part minuscule.

C'est exactement ce que fait le jeu Les P'tits Goûteurs : les enfants y font évoluer des créatures en goûtant de vrais aliments, et le carnet tient le compte à votre place. Découvrir le jeu (gratuit en avant-première).

Vos questions sur la tomate

Il adore le ketchup et la sauce mais recrache la tomate crue, c'est normal ?

Oui, et c'est logique : la sauce est chaude, lisse et sucrée, la tomate crue est froide, acide, avec ses trois textures d'un coup. Servez la sauce sans culpabilité, nommez-la, et comptez à part les rencontres avec la tomate qu'on voit.

Quelle recette de tomate pour un enfant qui n'aime pas ça ?

Les tomates cerises rôties au four : elles éclatent, deviennent sucrées, et la gelée fond dans la chair. Les pâtes plus haut se font à deux, c'est lui qui écrase la moitié des tomates à la fourchette.

Faut-il enlever la peau et les pépins pour qu'il en mange ?

Au début oui, et ce n'est pas tricher : la tomate reste visible et nommée, on retire seulement la difficulté. Remettez la peau vers le jour 8, la gelée vers le jour 11. Le poivron demandera le même service : même famille botanique, les solanacées, et la même peau qui se coince entre les dents.

Les tomates pelées en boîte, ça compte comme une rencontre ?

Les entières, oui : on les voit, on les nomme, il peut les écraser lui-même. Le coulis et la passata, non, ils passent inaperçus. Ce sont de bons plats, mais le compteur n'avance pas.

📚 Nos sources

Chaque affirmation de cette page qui vient d'une étude ou d'une agence sanitaire renvoie ici. Les liens ouvrent la source elle-même, pas un article qui la résume.

🩺 Les P'tits Goûteurs est un jeu, pas un dispositif médical. Il ne remplace ni l'avis, ni le suivi, ni les recommandations de votre médecin, de votre pédiatre ou d'un diététicien. Si l'alimentation de votre enfant vous inquiète (paniques, vomissements, liste d'aliments qui rétrécit), parlez-en d'abord à votre pédiatre.

🍽️Aussi au menu des refus

🌿L'artichaut 🌱L'asperge 🍆L'aubergine 🟣La betterave 🥦Le brocoli 🥕La carotte

Le jeu

Et si c'était le jeu qui insistait, à votre place ?

Vous connaissez la scène : l'assiette qui recule, la bouchée qu'on négocie, le dessert qui devient une monnaie d'échange. Votre enfant n'est pas difficile, et vous ne vous y prenez pas mal. Le goût d'un aliment se construit par des rencontres répétées, et il en faut souvent plus de dix. La plupart des parents s'arrêtent à trois, non par manque de patience, mais parce que rien ne leur dit qu'ils avancent.

Les P'tits Goûteurs déplace l'effort. L'enfant goûte, même une pointe, même recrachée, et il note sa rencontre. À chaque goûtage, sa créature grandit et change de forme : c'est elle qui tient le compte des dix rencontres, et c'est elle qui donne envie de recommencer demain. Vous n'avez plus rien à obtenir ni à négocier. Vous décidez de ce qu'il y a sur la table, il décide de ce qu'il met dans sa bouche.

Ce que le jeu ne fera jamais : féliciter une assiette finie. On récompense le fait d'avoir goûté, jamais la quantité. C'est exactement ce qui sépare les protocoles qui font aimer un aliment de ceux qui en dégoûtent.

Fondé sur les études citées sur cette page Aucune assiette à finir Deux minutes le soir
Découvrir Les P'tits Goûteurs

Gratuit, en avant-première, sur invitation. Aucune carte bancaire.

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